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À la poursuite de la neige et de leur rêve olympique, le frère et la sœur en route pour Beijing

En grandissant ensemble sur les pistes de ski de Davos, il est difficile de ne pas tisser des liens solides. Et ce sont ces liens qui permettent aux skieurs de fond Désirée et Cédric Steiner de se dépasser pour atteindre leur objectif commun : représenter la Suisse aux Jeux olympiques d’hiver de Beijing en 2022.

 

Ce n’est pas comme si les enfants des Alpes suisses naissaient sur des skis. Mais, il n’est pas non plus très difficile de tomber amoureux des sports de neige en grandissant à Davos en Suisse. En tout cas, c’est ce qui est arrivé aux enfants Steiner, Cédric et Désirée. Né dans une famille de skieurs alpins et de biathlètes, Cédric se souvient d’avoir été sur des skis avant ses quatre ans. Désirée, sa cadette, ne s’éloignait jamais de son frère pendant son enfance de sorte qu’elle a rapidement développé la même passion pour le ski de fond.  

 

« Ce qui est super avec le ski de fond ? Tu es dehors dans la nature et tu peux dépenser toute ton énergie. » – Désirée Steiner

 

Après des années de pratique, Cédric a finalement pu réaliser son objectif d’aller dans une école secondaire sport-étude. « Déjà à la maternelle, j’ai commencé à dire à mes amis que j’irai dans cette école un jour, » explique-t-il. Après s’être inscrits, lui et sa sœur ont reçu un entraînement spécialiste pour améliorer leurs capacités athlétiques ainsi que leur technique sur les pistes. 

 

Et comme ils se sont toujours entraînés et ont toujours concouru dans le même sport, Cédric et Désirée ont pu s’entraîner ensemble, apprendre l’un de l’autre et se soutenir mutuellement. 

 

« L’avantage ? Oui, s’aider l’un l’autre et partager des connaissances. L’inconvénient ? Passer BEAUCOUP de temps ensemble », plaisante Désirée. « Sérieusement, j’ai toujours pu me tourner vers mon frère quand j’avais besoin de conseils. Et cela m’a vraiment aidée en chemin. »

 

 

Grandir ensemble, devenir professionnels ensemble

 

Après leurs études, le frère et la sœur ont estimé qu’il n’y avait qu’une seule étape suivante logique : passer pro. Et ce faisant, ils ont tous les deux récolté leur part de succès. Désirée se souvient fièrement des Jeux olympiques d’hiver de la Jeunesse comme de l’une de ses plus grandes victoires personnelles parmi toutes les petites réussites sur son parcours.

 

Interrogé sur son plus grand succès jusqu’ici, Cédric se souvient aussitôt de sa performance au marathon de ski de l’Engadine. Mais aussi du fait qu’il a réussi à se remettre d’une blessure et que la pandémie mondiale a retardé sa saison de retour. 

 

Alors même si le succès les a trouvés à maintes reprises, leur point de vue sur ce qui fait un bon skieur de fond porte sur des aspects étonnamment différents du sport. Cédric énumère immédiatement force, endurance et technique entre autres facteurs pour réussir. Par contre, Désirée explique son point de vue avec un exemple personnel : « Je ne suis peut-être pas toujours la plus concentrée pendant l’entraînement, mais j’apporte toujours la passion et l’énergie nécessaires pour réussir. »

 

 

Leur itinéraire jusqu’à Beijing

 

Les athlètes professionnels représentent les meilleurs dans leur sport. Ils consacrent la majorité de leur temps, de leur énergie et de leur concentration à perfectionner leur technique et à s’améliorer chaque jour. Toutefois, seul un petit nombre d’athlètes réussissent à atteindre la plus grande scène du monde du sport : les Jeux olympiques. Pour les athlètes de sports de neige comme Cédric et Désirée, cela représenterait déjà beaucoup de pouvoir participer, mais cela va plus loin.

 

« Le fait d’y être est déjà une grande réussite en soi. Mais, la Suisse est plus qu’une participante aux Jeux olympiques d’hiver. Nous nous efforçons toujours d’être des prétendants à la victoire » – Cédric Steiner

 

Avec seulement une petite liste d’athlètes olympiques féminines en ski de fond, Désirée se sentirait particulièrement honorée de représenter son pays natal sur la piste. Mais pour elle, comme pour son grand frère, le rêve olympique est peut-être à portée de main, mais pas garanti. Ils devront tous les deux se qualifier avec des performances convaincantes sur plusieurs courses, un défi qui demandera une forme exceptionnelle pour tous les deux. 

 

Leur avantage ? 

 

Les feux des projecteurs du ski de fond suisse ne les ont pas encore trouvés, au contraire de certains de leurs équipiers. Et l’idée de prouver que tout le monde a tort leur donne de l’énergie : « Je veux vraiment faire de mon mieux et montrer à tout le monde qui nous sommes », se confie Désirée.  « Ça me convient. Ça ne change pas mon entraînement et avec peu de pression extérieure, je contrôle la pression que je mets sur moi-même », ajoute Cédric. 

 

 

Un entraînement dans des conditions extrêmes

 

Vous pensez peut-être que des conditions extrêmes d’entraînement impliquent des températures glaciales et de forts blizzards, et ça peut certainement être le cas. Cependant, dans le cas de Cédric et Désirée Steiner, cela se rapporte davantage à des hivers changeants. Le changement climatique et le réchauffement de la planète laissent des marques visibles sur les Alpes suisses, et par conséquent sur les pistes de ski sur lesquelles les Steiners comptent pour s’entraîner et concourir.

 

Les deux skieurs de fond professionnels subissent vraiment l’expérience des changements des schémas météorologiques. Désirée se souvient d’un jour en particulier qui lui a ouvert les yeux où elle a pu filer sur la neige le matin et faire du ski à roulettes en short l’après-midi. Pour Cédric, la première fois qu’il a vue des pistes créées artificiellement sur une montagne autrement sans neige a augmenté son inquiétude pour l’environnement.

 

Et alors que les athlètes souffrent du manque de neige pendant les hivers plus doux, les organisateurs de compétitions ont de plus en plus de mal à garantir une couverture neigeuse pendant une certaine durée. En fin de compte, ils doivent surtout recourir à de la neige artificielle, une technique qui utilise de l’eau froide et de l’air pour créer de la neige supplémentaire. Parfois ce procédé est la seule option pour les stations de ski et les organisateurs de compétitions, même si cela utilise de l’eau douce et de l’énergie de manière intensive. 

 

 

Recycler la neige pour des pistes plus durables

 

Une solution pour renforcer la couverture neigeuse dans les Alpes suisses pourrait être une initiative venue de Davos : le snowfarming (culture de neige). Cette technique repose toujours sur des canons à neige pour produire de la neige artificielle. Mais au lieu de la pulvériser directement sur les pistes, elle est stockée dans un grand trou lorsque la température est assez basse pour que les canons à neige aient besoin de moins d’énergie. La neige est recouverte de sciure pour la protéger des températures en hausse pendant l’été. De cette façon, une plus grande quantité de neige survit jusqu’à ce que la prochaine saison de ski commence et est ensuite transportée pour construire les fondations pour de nouvelles pistes. Et lorsque les températures remontent, la neige est remise dans le trou pour hiberner jusqu’au début de la prochaine saison.

 

          Sculpture de neige artificielle créée et produite par Lenzerheide Bergbahnen AG

 

« La neige devient une ressource rare et nous devons la protéger. C’est très bien que cette neige puisse être utilisée pour nos compétitions et aussi pour la saison de ski. Et avec une base solide de neige, la neige fraîche dure plus longtemps. Cette année par exemple, nous sommes sortis sur la neige en mai parce qu’il y avait une couche de base de neige vraiment bonne. » – Cédric Steiner

 

Après avoir été sceptiques au début, Désirée et Cédric comprennent maintenant l’importance du snowfarming pour la région de Davos et leurs carrières professionnelles. Alors que la Suisse recycle la vieille neige pour permettre aux jeunes athlètes de poursuivre leurs rêves olympiques, tout le monde peut faire le nécessaire pour opter pour un mode de vie plus durable et traiter notre environnement avec le soin qu’il mérite. Chaque petit choix compte, comme votre alimentation, les moyens de transport que vous utilisez ou ce que vous achetez et portez. 

 

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