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Ce qu’il faut attendre de ton premier marathon

Dans le monde entier, la course de marathon atteint un record absolu, avec vraisemblablement tout le monde s’inscrivant, ou pensant s’inscrire à cette distance emblématique partout où tu tournes. Ce qui signifie que plus de gens que jamais désirent savoir à quoi ressemble courir un marathon. Cet article est donc dédié à tous les débutants ou les jeunes coureurs de marathon.

Le terme « marathon » vient de l’ancien grec, de 500 avant J.-C. plus précisément, et de l’histoire d’un messager nommé Philippidès qui a quitté la cité de Marathon, théâtre d’une bataille, et rejoint Athènes en courant pour annoncer leur victoire sur les Perses. Ce comte a inspiré les fondateurs des Jeux olympiques modernes à inventer une compétition de course reprenant la distance parcourue par Philippidès : le marathon. Dans un sens, c’est lui que tu dois blâmer pour ce qui t’attend.

 

42 kilomètres. C’est un bout de chemin. Ainsi, par souci de clarté et pour te donner un réel aperçu de ce que te réserve ce grand « voyage marathon » dont tout le monde parle, voici les astuces de 8 coureurs pour te préparer à ton premier marathon.

 

Astuce 1 : Ça prend le pas sur ta vie

Les marathons sont relativement courts par rapport au temps que tu passeras à t’y préparer. De l’alimentation appropriée pour l’entraînement, à l’entraînement en lui-même, du sentiment de fatigue découlant de cet entraînement en passant par la fameuse question « Alors, t’es prêt(e) pour le marathon ? » encore et encore, à l’entraînement à nouveau, de trouver le bon équipement à... ah oui, à l’entraînement : le compte à rebours jusqu’au jour J est incomparable. Attends-toi à y passer énormément d’heures en dehors de ton travail et à y consacrer beaucoup de tes conversations. Les époux, les amis et les proches doivent être prévenus à l’avance qu’ils ne te verront plus beaucoup pendant quelques mois. Oh, et est-ce qu’on t’a dit qu’il y a pas mal d’entraînement ?

 

Astuce 2 : L’absence de préparation n’est jamais suffisante.

 

L’entraînement est bien plus qu’une simple question de course. C’est trouver la combinaison efficace entre nourriture, équipement, façon de courir et même avec un plan établi et un guide à suivre, tu devras quand même te débrouiller avec tout ça et le tester en pratique. Tu te verras chercher des termes étranges sur Google comme « quel genre de lubrifiant est le meilleur contre les frottements » ou « quelle doit être l’envergure de ma foulée pour avoir une moyenne de 4:40 kilomètre » ou « quelle est la meilleure allure pour une longue distance ». En gros, quand tu t’inscris à un marathon, tu deviens un coureur et cela implique un tout nouveau dictionnaire de termes amusants à apprendre.

 

Le terme « affûtage » est un excellent exemple de ce que tu entendras pour la première fois dans ta vie quand tu t’entraîneras pour un marathon, il s’agit de réduire la charge d’entraînement à l’approche du jour de la course, un terme que tu auras hâte d’employer car il signifie moins d’entraînement. Les recherches démontrent que pour de meilleurs résultats le jour de l’évènement, tu dois effectuer ton pré-marathon le plus long environ 3-4 semaines avant la course. Après ça, affûter ton entraînement en termes de distance peut te sembler contreproductif, mais cela te permet de garder des jambes prêtes à avaler les kilomètres de la course lorsque ça importe, c’est-à-dire le jour du marathon, et de maintenir le cap jusqu’à la fin.

 

Un dernier mot sur la préparation : assure-toi de t’y tenir par tous les temps, et pas seulement lorsque le temps est clément. Tu peux espérer et prier mais le jour J, le temps sera comme il est et abandonner un marathon à cause d’un peu (ou beaucoup) de pluie n’est pas une excuse valable. Il vaut mieux t’entraîner par mauvais temps, après tout, ça fait partie de la grande « expérience » du marathon également. Par curiosité, les chercheurs ont découvert que la température idéale pour donner le meilleur de soi sur un marathon lorsqu’on est coureur amateur est de 6,5 degrés Celsius, car un temps froid te maintient au frais pendant la course.

 

 

Astuce 3 : Le début de la course est bizarre/excitant/difficile

Dès le matin du jour de la course (et souvent le jour avant et celui encore avant), tout tourne autour du marathon. Il est courant lorsque tu es chez toi, avant la course, de remettre en question tout ce dont tu étais sûr(e) : de ce que tu vas porter pour courir, à ce que tu vas manger le matin même en passant par la question de savoir si tu dois prendre une seconde paire de lacets avec toi « au cas où ». L’astuce ici est de faire comme tu as fait tout au long de ton entraînement. Prends les mêmes repas. Porte les vêtements que tu as prévu de porter et que tu as déjà portés. Ne change rien. Pour t’aider, écris une liste quelques jours avant la course de ce que tu dois prendre pour la course, ce que tu dois porter et manger. Lorsque c’est le jour J, respecte ta liste, prends ton équipement et vas-y ; à ce stade, tu ne peux pas être plus prêt(e).

 

La plupart des gens arrivent bien trop tôt sur le marathon et ce sera sûrement ton cas. Avec tes nerfs qui te titillent, l’idée de rester ailleurs ne semble pas idéale, c’est pourquoi tu feras très probablement le tour des stands du marathon, tu iras chercher un isotonique et tu resteras avec les milliers d’autres coureurs et spectateurs qui font comme toi.

 

Une heure avant le départ, ça devient sérieux, et les gens commencent à s’étirer, à se bander toutes les parties du corps, à s’attacher des poches de gel (c’est vrai) et à s’adonner à toutes ces autres activités qui t’interpellent : devrais-tu faire pareil ? Ne t’inquiète pas. Fais ce que tu as fait pendant ton entraînement, tiens-toi en à ton plan et lorsque tu es prêt(e) (et qu’il est l’heure), dirige-toi vers la ligne de départ. Le plaisir ne fait que commencer.

 

Lorsque le pistolet de départ retentit, c’est pour les coureurs les plus rapides et tu seras probablement (si c’est ton premier marathon) un peu plus loin dans le peloton. Petit à petit, la vague de coureurs avec lesquels tu te trouves se déploiera et ce sera un peu la douche froide quand tu franchis la ligne de départ (où est le pistolet de départ ?). Cette sensation de légère déception sera vite un lointain souvenir car tout est assimilé : tu es là, tu cours le marathon. Tu l’as fait.

 

Astuce 4 : La foule est incroyable

Les premiers kilomètres défilent au rythme des autres coureurs, tu essaies de te souvenir de tout ton entraînement (quel était ton objectif de rythme déjà - pourquoi est-ce que tu cours si vite - sérieusement, ralentis) et il y a le son de la foule. La foule. Ces gens qui étaient des étrangers il y a quelques minutes auparavant sont maintenant des fans : tes fans. La plupart des coureurs qui participent à leur premier marathon sont époustouflés par la foule enthousiaste et attribuent souvent leur performance en course à cette foule. La recherche appuie cette théorie et démontre que lorsque tu te sens observé(e) et encouragé(e), tu es plus performant(e). Prépare-toi à taper dans les mains d’inconnus, à lever les pouces pour les gens qui crient ton nom (ce qui peut être déstabilisant la première fois car tu ne sais pas pourquoi mais souviens-toi que c’est écrit sur ton dossard) et à sourire timidement en réponse à leurs applaudissements endiablés au fur et à mesure que tu t’approches de la fin. Tu te souviendras de la foule bien après le marathon. La foule est la raison pour laquelle tu reviendras sans hésiter sur un autre marathon.

 

Astuce 5 : Ce n’est pas une compétition

Pas tel que tu l’envisages en tout cas. Bien sûr il y a d’autres coureurs mais tu verras rapidement qu’ils font leur course et toi la tienne. Dans la plupart des cas, alors que les kilomètres défilent, vous créez tous un lien unique entre vous. La camaraderie et l’encouragement sont communs dans les dernières étapes de la course, ne sois pas surpris(e), si tu ralentis, de recevoir des tapes amicales dans le dos ou des mots d’inspiration d’autres coureurs qui te rattrapent.

 

Il est très dur au début de comprendre que l’idée générale n’est pas de battre les autres coureurs. Finalement, tu apprends que la compétition se joue contre la petite voix dans ta tête qui te dit d’arrêter. - George Sheehan, coureur et auteur

 

Mais cette « compétition » n’est que contre toi-même. Bien sûr c’est chronométré mais c’est juste pour toi. Avec environ 50 000 participants au marathon de New York, tu peux être certain(e) de deux choses : certains coureurs seront plus rapides, d’autres plus lents. Va à ton rythme et cours à ton rythme.

 

Astuce 6 : Ton corps est ton meilleur ami

Ce n’est pas ton ennemi, il ne t’abandonne pas lorsqu’il fatigue pendant son premier marathon. Il te parle. Quand tu as soif, bois. Quand tu as faim, mange. Que ce soit au 5ème ou au 35ème kilomètre, écoute ce que veut ton corps même si ça ne faisait pas partie de ton plan. Ton corps sait, fais-lui confiance.

 

Astuce 7 : Continue

La course consiste à courir avec ta tête, pas avec tes jambes. Bien sûr tes jambes sont concernées, mais sur une telle distance, l’aspect mental du marathon est ce qui entre en jeu, en particulier autour du 30ème kilomètre et après. Tu as fait plus de la moitié du chemin, tu te sens fatigué(e) et l’épuisement te frappera très certainement à ce stade. Le Mur. Le point de côté. La réflexion « Ça ne va pas le faire ». Le fléau « J’aurais dû m’entraîner plus ».  Il se peut que tu te battes intérieurement comme ça sur encore quelques kilomètres. Mais continue de lutter. Compte à rebours jusqu’au prochain poste de secours, divise ta course en distances évaluables, trouve quelqu’un sur qui calquer ton rythme, pense à ce que tu mangeras (et boiras) après la course – traverse Le Mur et trouve l’ivresse du coureur. Persiste. Tu peux le faire.

 

Astuce 8 : Ça se termine et ça semble trop tôt

Et comme ça, tu en vois le bout. Tu trouveras ton deuxième (ou troisième ? quatrième ?) souffle quand tu sauras que la fin est juste là et l’énergie que tu pensais disparue ressurgira soudainement. Tu te sentiras un peu gêné(e) d’arriver sur la dernière ligne droite en voyant la foule bruyante t’acclamer - mais c’est comme ça que ça doit être : tu as couru un marathon. Profite ! Tu franchis la ligne et tu arrêtes de courir. Pendant quelques minutes, tu es perdu(e) et les gens qui attendent à la fin du marathon s’amassent comme des poulets en attendant leurs amis ou leurs partenaires pour les ramasser à l’arrivée. On te donnera une médaille et une boisson, avec un peu de chance un encas, et ton expérience du marathon sera finie pour aujourd’hui.

 

Nous ne sommes pas audacieux au point de prévoir ce qui se passera pendant cet incroyable moment après-la-course-encore-la-course où tu repenses à tout ce que tu as accompli. Ce moment t’est réservé. Mais à un moment tu souriras - et tu sauras que tu n’oublieras jamais ce que tu as vécu.

 

Petit avertissement cependant : souvent ceux qui t’entourent à cet instant crucial après la course commenceront à te parler pour te dire de recommencer, ou qu’il y a un autre marathon qui a l’air sympa dans X mois, ou qui te demanderont de t’inscrire à nouveau tout de suite...

 

Notre conseil ? Fais-le.

 

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